The French light touch
Vincent Laganier who just publish a superb book on the 15 years of French illumination' (1985-2000) present the top artists in architectural lighting. They success by playing with light in new ways e.g. bringing the lighting effects and technologies from stage, retail and movies lighting to urban landscape.
Pierre BIDEAU
Concepteur lumière
CIEL : Conception Ingénieurie Etudes de Lumière, La Riche
Le 1er janvier 1986, cet électronicien va véritablement initier l'éclairage architectural en France avec la mise en lumi ère de la Tour Eiffel à Paris. Le monument est silhouetté de l'intérieur par un effet de contre-jour avec des lampes au sodium haute pression. Des projecteurs à optique circulaire de rotation tr ès intensive sont installés sur les structures métalliques. Il est aussi l'auteur du scintillement et du phare devenu la silhouette caractéristique de la Tour Eiffel au niveau mondial depuis l'an 2000.
Yann KERSALÉ
Plasticien
AIK, Vincennes
www.ykersale.com
Précurseur de la lumière architecturale en France, Yann Kersalé est un artiste virtuose. Fin 1987, la mise en lumière éphémère de la verrière du Grand Palais, au coeur de Paris, en sera son manifeste. La voûte respirait en bleu au rythme de l'horloge atomique. Les arêtes blanches de la charpente s'allumaient temporairement à partir d'un sablier géant. Depuis, il a publié plusieurs livres présentant ses nombreuses réalisations dont le dernier, en 2003, en français/anglais : "Yann Kersalé". Une véritable retrospective de son savoir-faire ou l'artiste donne son point de vue et sa démarche lumière.
Louis CLAIR
Concepteur lumière
Light Cibles, Paris
www.light-cibles.com
Fondateur du premier bureau d'études d'éclairage et de conception lumière indépendant ˆ Paris, Louis Clair cumule l'expérience des techniques cinématographiques et de la direction commerciale chez les fabricants. En 1989, il met en lumière la Rotonde de Claude-Nicolas Ledoux à Paris en jouant des contrastes positifs et négatifs. Il y introduit l'obscurité aux angles de l'édifice. C'est aussi la première fois que des sources au sodium blanc sont utilisées en extérieur. En 2001, il devient le deuxième président de l'ACE (Association des Concepteurs lumière et Eclairagistes) fondé en 1995 et dont Roger Narboni fut le premier président. En 2003, il publie un livre français / anglais : "Architecture de lumière". Il y présente notamment sa pratique des ambiances, des caractères et de l'écriture lumière.
Pierre et Jean-François ARNAUD
Metteurs en scène - Directeurs artistique - Concepteurs lumière
ECA : Études et Créations d'Ambiances, Poissy
Pierre Arnaud est l'auteur de nombreux spectacles Son et Lumière de part le monde. En 1989, avec son fils Jean-François, ils créent un éclairage dynamique pérenne pour le centre médiéval de Cordes, au nord-est de Toulouse. L'éclairage accentue chaque colonnette et chapiteaux des façades. Les lampes dichroïques halogène très basse tension, employées dans la décoration intérieure, sont ici toutes graduées. Déjà, l'éclairage s'intégrait à l'architecture grâce à de petits projecteurs réalisés sur mesure.
En 1995, ils inventent "Les Nocturnales", une animation nocturne des villes et des sites en éclairage dynamique pour le Palais des Beaux Arts de Lille (1995), puis le centre historique de Colmar (1997), toutes deux conçus avec Duilio Passariello. Pour découvrir leurs réalisations, rendez vous sur le site du photographe Jean-Marc Charles. www.jmcharles.com
Philippe HUTINET
Concepteur lumière, Scénographe
Agence Philippe Hutinet, Pisieu
www.hutinet-concept.com
Eclairagiste pour le spectacle et le cinéma, Philippe Hutinet passe progressivement à l'éclairage pérenne. En 1989, l'illumination du pont Clémenceau à Lyon est révélateur de son art. Les garde-corps sont soulignés, en douceur, par un éclairage graphique linéaire jaune en référence à la région des "Monts d'Or". Les tubes à cathode froide haute tension utilisés, alors traditionnels des enseignes, constituent une première en éclairage architectural.
En 1997, il éclaire la station de métro Valmy de Lyon avec le peintre Jean-Philippe Aubanel. Le sol devient un vitrail lumineux bleu profond avec des motifs blancs dessinés. L'ensemble du quai est rétro éclairé par des tubes fluorescents placés en sous face. Des balises LED rouges au nez du quai s'allument progressivement â l'arrivée de la rame de métro et s'éteignent, de même, à son départ.
Philippe MOUILLON
Artiste platicien, Directeur artistique
Laboratoire sculpture-urbaine, Grenoble
www.lelaboratoire.net
Expérimentant de nouvelles logiques de création contemporaine dans l'espace urbain, Philippe Mouillon conçoit des oeuvres transversales associant en réseau des écrivains ou plasticiens des cinq continents. En 1990, pendant 3 nuits, il crée à Grenoble un événement d'échelle planétaire "Façades imaginaires" qui associait 150 plasticiens originaires du monde entier. Les artistes sont invités à ré-interpréter les façades d'une cathédrale construite depuis trois siècles. Ces oeuvres spécialement crées pour la circonstance sont ensuite projetées à l'échelle réelle du bâtiment et strictement ajustées à sa volumétrie. Cette collision entre l'identité locale ancrée et la diversité mondiale est si innovante que Philippe Mouillon va parcourir les villes de la planète avec ses projets.
En 1999, il conçoit un musée de lumière à ciel ouvert intitulé "à la nuit tombée" et financé par l'opérateur local Gaz Électricité de Grenoble. Le mur de soutènement des quais de l'Isère, la rivière traversant la ville de Grenoble, est ponctué sur 600 mètres de 27 projecteurs de découpe étanche mis au point sur mesure avec un système de fibre optique masqué dans les crosses des projecteurs. Les images présentées sont conçues par de tès grands artistes dont la recherche plastique s'attache aux ombres et à la lumière : le sud africain William Kentridge ou le chinois Lu Shengzhong, par exemple. Plus que jamais, le fleuve, comme le dit Héraclite, est un constant Ailleurs en notre Ici.
Christine DE VICHET et Philippe NOIR
Scénographes
Itinérance, Paris
http://www.via.asso.fr/gb/createur.asp?lcidd=478
Vladimir LYSZCZYNSKI
Éclairagiste
http://www.iesna.org/LDA_5-99/photons_frenchdressing.htm
Ces trois concepteurs ont pris l'habitude de travailler ensemble, d'abord sur des espaces de démonstration, puis sur des parcours scénographiques nocturnes estivaux. Ainsi, "Les Imaginaires" de l'abbaye du Mont Saint Michel en 1991, et ceux du château d'Azay-le-Rideau en 1995 ont fait leur renommée.
Fin 1999, Bourges dans le centre de la France inaugure "Les Nuits lumières". Un parcours nocturne pour lequel Pierre Bideau a conçu les éclairages des espaces publics et de la cathédrale, Vladimir Lyszczczynski s'étant concentré sur les édifices privés. Les rues sont baignées d'une ambiance bleue féerique produite par des lampes aux iodures métalliques bleues. Les cours intérieures des édifices sont éclairées de manière dynamique par des projections d'images historiques sur un fond musical. Après minuit, l'éclairage public est assuré par des lampes au sodium haute pression.
Roland JEOL
Concepteur lumière
Atelier Roland Jéol, Lyon
Exerçant différentes responsabilités jusqu'au poste de directeur régional chez un fabricant, Roland Jéol crée ensuite son propre atelier de conception lumière. En 1992, le château Lumière à Lyon constitue sa réalisation clef. L'illumination évoque la magie du cinéma : lumière rasante ceinturant l'édifice aux iodures métalliques, éclairage en contre-plongée fluorescent des balustrades et ponctuation des toitures par des petits points lumineux. Uniquement sur les tuiles jaunes sont accentuées grâce à un système de fibre optique à émission terminale halogène.
En 1997, il met en lumière la façade Piazza du Centre Georges Pompidou à Paris, manifeste architectural de Renzo Piano (Italie) et Richard Rogers (Angleterre). Les lignes horizontales des poutres métalliques et la forme caractéristique de la chenille sont soulignées avec délicatesse. Seul le premier plan des structures est éclairé avec des projecteurs aux iodures métalliques équipés de louvres horizontaux spéciaux.
Jean-Michel QUESNE et Hélène RICHARD
Scénographes - Réalisateurs - Directeurs artistique
Skertzo, Paris
www.skertzo.com
Créateurs des images géantes projetées calées sur l'architecture en extérieur, Jean-Michel Quesne et Hélène Richard sont des artistes pleins de talent. Ils révolutionnent le genre de la projection grande puissance à travers leurs spectacles toujours époustouflants de poésie et de magie. En 1995, ils créent "Les polychromies" de la collégiale Notre-Dame-la-Grande à Poitiers durant 15 minutes. Dans la cité du parc européen de l'image, célèbre pour son Futuroscope, leur création fait appel à l'imaginaire. Les traces de coloration retrouvées durant la restauration de la façade se transforment en lumière projetée sur les détails architecturaux. Depuis 1999, ils renouvellent l'expérience chaque été sur les trois portails de la cathédrale d'Amiens, le visuel de la couverture de mon livre.
En 1999, ils réalisent "Les métamorphoses" du château de Chambord avec Roger Narboni pour la lumière et Nicolas Frize pour la musique, un parcours scénographique qui s'organise sur quatre niveaux de l'édifice. Pour ménager la surprise, l'élévation nord est dissimulée par des silhouettes en ombres chinoises des arbres du parc alentours. Les cheminées et les tours rondes émergentes de la toiture sont accentuées par de la fibre optique et des spots halogènes dichroïques.
Michel PIERONI
Concepteur lumière
Aartill, Montmorency
www.aartill.com
Chef de Projet chez Light Cibles à ses débuts, Michel Pieroni fonde son agence de conception lumière. En 1998, il réalise l'éclairage architectural et sportif du Grand Stade de France à Saint Denis, proche de Paris. En 1999, est inauguré l'extension du Palais des Congrès de Paris conçue par l'architecte Christian de Portzamparc. L'éclairage polychrome dynamique sur la façade inclinée utilise des projecteurs classiques équipés de lampes à iodures métalliques blanc, bleu, vert et magenta. Une innovation technique est ici réalisée : graduer ces sources lumineuses de 60 à 100 % de leur flux. La mise en lumière alterne deux teintes chaque soir pendant 4 heures.